Apprendre
Cas d'usage concrets
Trois scénarios détaillés pour comprendre, étape par étape, comment un piège courant se déroule réellement — et à quel moment il était possible de s'arrêter.
Crypto simple
Prix, outils et guidesDes repères clairs pour comprendre, convertir et vérifier avant d’agir.Mis à jour le 27/09/2026.
Ce que sont (et ne sont pas) ces scénarios : des exemples pédagogiques construits à partir de schémas d'arnaques et d'erreurs documentés publiquement — pas des témoignages d'utilisateurs de SunLibCrypto. Le site ne collecte aucune donnée personnelle et ne prétend rapporter l'expérience de personne en particulier. L'objectif est de rendre un mécanisme concret, pas de raconter une histoire vraie.
Cas 1 — Le faux airdrop qui demande une signature
Le scénario : un message reçu par email ou sur les réseaux sociaux annonce un airdrop d'un projet qui semble légitime — logo correct, nom proche d'un vrai projet, décompte des places restantes pour créer l'urgence. Le lien mène vers un site qui invite à connecter son wallet pour « vérifier l'éligibilité » et à signer une transaction pour « réclamer » les tokens.
Ce qui se passe techniquement : la transaction proposée à la signature n'est pas une réclamation de tokens. C'est le plus souvent une autorisation de dépense (approval) sur un ou plusieurs tokens déjà présents dans le wallet. Une fois signée, elle donne au contrat du site le droit de transférer ces tokens à tout moment, sans nouvelle confirmation.
Le moment où ça pouvait s'arrêter : juste avant la signature. Le wallet affiche normalement le détail technique de ce qui est demandé (souvent sous « Détails » ou « Données de la transaction ») — une demande de signature pour « réclamer un airdrop » qui ressemble à un « approve » ou un « permit » est un signal net.
- Un airdrop légitime n'exige jamais de signer une autorisation de dépense pour « recevoir » des tokens.
- Un décompte de places restantes ou un chronomètre est une technique d'urgence classique, pas une preuve de légitimité.
- Vérifier le contrat concerné avant de signer quoi que ce soit évite ce piège dans la quasi-totalité des cas.
Vérifier un contrat avant de signer Comprendre les autorisations (approvals) Assistant anti-arnaque
Cas 2 — La collection NFT qui disparaît après le mint
Le scénario : un projet NFT communique activement pendant plusieurs semaines (Discord actif, roadmap détaillée, comptes à rebours), organise un « mint » (première vente des NFT), puis les créateurs deviennent injoignables peu après : site indisponible, réseaux sociaux supprimés, fonds de la trésorerie du projet transférés ailleurs.
Ce qui se passe techniquement : ce schéma, connu sous le nom de rug pull, ne demande généralement aucune faille technique : les créateurs contrôlent légitimement le contrat et le portefeuille de trésorerie depuis le début, et choisissent simplement de ne plus honorer la suite annoncée du projet (roadmap, utilité, reventes).
Le moment où ça pouvait s'arrêter : avant le mint. Un contrat vérifiable publiquement, une équipe identifiable (pas seulement des pseudonymes), et un historique du portefeuille de trésorerie consultable sont des éléments qui peuvent se contrôler avant d'engager des fonds — pas après.
- Une communauté active et une roadmap soignée ne garantissent rien sur les intentions réelles de l'équipe.
- Un contrat NFT et l'historique de son portefeuille de trésorerie sont publics et consultables avant d'acheter.
- L'absence totale d'équipe identifiable est un facteur de risque à prendre au sérieux, surtout pour des montants importants.
Assistant avant achat Score de risque d'un token Comprendre les NFT
Cas 3 — Le transfert envoyé sur le mauvais réseau
Le scénario : un envoi de USDT est fait vers l'adresse d'un compte sur une plateforme d'échange, mais le réseau choisi lors de l'envoi (par exemple Ethereum) ne correspond pas au réseau attendu par la plateforme pour ce dépôt (par exemple BNB Smart Chain). Les fonds n'apparaissent jamais sur le compte de destination.
Ce qui se passe techniquement : une adresse crypto n'est, la plupart du temps, pas spécifique à un réseau : la même adresse peut exister sur plusieurs blockchains différentes. La transaction part bien, et est bien confirmée — mais sur un réseau que la plateforme de destination ne surveille pas pour cette adresse.
Le moment où ça pouvait s'arrêter : avant de confirmer l'envoi. Le réseau choisi dans le wallet expéditeur doit correspondre exactement au réseau indiqué par la plateforme de destination pour ce dépôt précis — l'information est presque toujours affichée à côté de l'adresse de dépôt.
- Le nom du token (« USDT ») ne dit rien du réseau utilisé : USDT existe sur de nombreux réseaux différents.
- La récupération n'est pas garantie : elle dépend de si la plateforme de destination supporte ce réseau en interne, et peut être payante ou impossible.
- Un envoi test de petit montant avant un gros transfert reste la vérification la plus fiable.
Quel réseau pour ce token ? Checklist avant transfert Assistant mauvais réseau
